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Fraude : faut-il protéger sa carte bancaire sans contact ?


Cartes, porte-cartes, étuis, portefeuilles brouilleurs d'ondes… Les accessoires pour protéger les cartes bancaires contre le piratage de données pullulent en même temps qu'explosent les paiements sans contact. « À fin 2018, 58 millions de cartes bancaires étaient équipées de la fonction sans contact en France, sur un total de 89 millions de cartes de paiement », recense l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement. Impossible de les rater : distribués sur Internet, sur les marchés et même auprès de boutiques de maroquinerie, ces produits ont tout pour séduire le consommateur. Ils sont pratiques et promettent de protéger vos données bancaires de tout risque de vol. Côté tarif, ces accessoires restent très abordables, leur prix variant de quelques euros à plusieurs dizaines d'euros selon la technologie proposée.

« Qui n'a pas vu les vidéos qui circulent en ligne montrant un geek malveillant se coller à une personne dans les transports et télécharger ses données bancaires », insiste Victor Foucré, cofondateur d'Absolut Secure, une jeune pousse ayant développé une carte de protection contre le piratage de données. Il suffit, selon lui, de détenir un terminal de paiement ou de télécharger l'une des applications malveillantes accessibles sur le Darknet pour « aspirer » vos données.

 

Une vigilance accrue

L'entreprise française, tout juste lancée cette année, annonce avoir déjà vendu plus de 250 cartes protectrices à près de 25 € pièce. À l'inverse de la plupart de ses concurrents sur le marché, cette carte ne se résume pas à une fine feuille d'aluminium coulée dans du plastique afin de bloquer les ondes de la carte sans contact.

« En bloquant les ondes, la feuille d'aluminium fonctionne mais démagnétise trop souvent les autres cartes détenues dans le portefeuille, remarque le professionnel. Notre carte détient une puce électromagnétique qui brouille l'onde radio (NFC pour Near Field Communication) de toute carte bancaire en la rendant invisible et empêche ainsi son piratage », détaille Victor Foucré. Une fois la carte sortie du portefeuille et éloignée de la carte électromagnétique, les ondes de la carte sans contact peuvent se propager normalement et permettre le paiement.

Une avancée technologique ? « Plutôt un pari sur l'avenir », estime Julien Lasalle, chef du service de surveillance des moyens de paiements scripturaux de la Banque de France. « C'est un risque dont on entend beaucoup parler et sur lequel nous restons très vigilants, remarque l'expert. Mais nous ne recensons aucun cas avéré de détournement de données en mode sans contact. » 

En lien avec les forces de l'ordre, ses services passent au crible les nouvelles formes de piratage et les seuls cas de fraude à la carte bancaire sans contact restent ceux liés à une perte ou vol de la carte utilisée par un usurpateur.

Par précaution, la réglementation limite d'ailleurs l'usage du sans contact à 5 transactions successives de 30 euros maximum chacune. Sachez enfin que la réglementation vous est favorable en considérant le paiement sans contact comme « non authentifié ». À ce titre, votre banque est tenue de vous rembourser tout règlement sans contact que vous n'avez pas effectué vous-même. Et ce, même si vous êtes en possession de votre carte bancaire (ni perdue, ni volée) !

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